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    Habillé d'un damier, l'espace s'insinue,

    S'intercale de blanc, fait ressortir le noir,

     De couleurs dépourvues, réinvente le soir

     Un apparat luisant sur fond de symétrie.

     L'affrontement menace, teinté de médiéval,

     Face à face, deux rangs sur deux,

     Impeccables tenues brillant de mille feux

     Pour éblouir ainsi un possible vassal.

     La tactique domine et anticipe tout,

     Accepte que les Pions deviennent déjantés,

     Avancent de deux pas, attaquent de plein fouet

     Les pièces essentielles, les figures de proue.

       Bienheureux sont les Fous en diagonales fourbes

     Qui se font oublier cachés dans leurs travers,

     Par tracés lumineux se déplacent d'un éclair,

     Aux regrets de certains attirés par les courbes.

      Bien inégal combat que la Reine domine,

     Pleins pouvoirs orientés en directions diverses

     Assiégeant sans répit le pied des Tours adverses,

     Dévolues aux tracés prévisiblement tristes.

       Le désordre s'organise, parsème l'échiquier

     De pièces éparses pour un combat ultime,

     Qu'hors du jeu des sujets regardent en déprime

     Sans rien faire ne peuvent, uniquement mater.

       Le Roi est pourchassé, déjà seul contre tous,

     Cavalier à distance prodigue ses échecs,

     Ses approches tordues au Souverain high tech

     Qui réplique pas à pas, sans aucune rescousse.

      Le temps est contre lui, l'afflux est important

     D'adversaires complices condamnant les chemins,

     Scellant bientôt le sort de son unique destin

    Qu'un échec mis en mat au final ponctuant.

     

     (blog de Topirat sur le net)

    Lea

     

     


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